Photo macro avec la technique de l’empilement de mises au point (Focus stacking)

Lorsque nous admirons une image d’un bijou dans un catalogue, nous ne réalisons pas toujours que nous admirons en réalité une image impossible.

Car, en effet, la photo d’une bague, d’un bracelet ou d’une montre qui illustre tous les détails avec une mise au point parfaite est pratiquement impossible à réaliser en utilisant les techniques traditionnelles. La limite de la photographie macro est justement la profondeur de champ. Cela veut dire que si le photographe se concentre sur les diamants taille brillants montés sur le pavé d’une bague, les parties les plus éloignées de l’objectif seront automatiquement floues (et vice versa).

Voici un exemple :

Dans ce cas, la mise au point est sur le pavé et sur les brillants du bracelet, mais il est évident que le reste du sujet est plutôt flou.

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Dans la deuxième séance, la mise au point est sur le corps des bracelets et de la bague, mais il est évident que les parties restantes de la photo sont floues.

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Si nous essayons de mettre au point le devant du bracelet plus proche à l’objectif, le reste de la composition semble s’éloigner dans une galaxie lointaine.

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La profondeur de champ pour la mise au point d’images qui ont pour sujet des objets minuscules dépend de l’objectif utilisé, mais dans de nombreux cas, elle s’approche plus ou moins à un millimètre. Le résultat est celui que nous voyons sur les séances photos ci-dessus, c’est-à-dire qu’il est impossible de mettre au point en une seule séance une bague entière ou, comme dans ce cas, une composition de plusieurs bijoux de petite taille.

Pour résoudre ce problème, on utilise généralement la technique de l’empilement de mises au point, ou Focus stacking. On monte l’appareil photo sur un trépied et l’on tire autant de poses que de mises au point qui nous intéressent, en changeant à chaque fois la mise au point en commençant par le point le plus proche de l’objectif jusqu’à celui le plus éloigné. De cette façon, nous aurons au moins une douzaine de poses avec des mises au point différentes, mais toutes tirées avec le même cadrage.

C’est là qu’intervient toute la force numérique. : on charge toutes les séances dans l’empilement de Photoshop (ou dans un programme similaire), celui-ci fera son jeu en les alignant au maximum de façon à faire correspondre tous les points de référence en pixels. A ce stade, on obtient une sorte de « sandwich » de Photoshop avec toutes les images empilées l’une sur l’autre en plusieurs couches et l’on pourra enfin confier à notre très cher programme Photoshop la tâche de les fondre en une seule image en utilisant une sélection « intelligente ». Dans la pratique PSP définira pour chaque photo la section mise au point en se débarrassant automatiquement des autres. Le résultat sera une seule image obtenue à partir de tous les sections parfaitement mises au point de toutes nos séances précédentes.

Voilà que « par magie » nous obtiendrons une image avec toutes les zones dans le détail et parfaitement mises au point.

C’est maintenant que commence la phase de post-production qui consiste à régler les petits défauts, supprimer une empreinte digitale, enlever une tache du métal, faire disparaître d’éventuelles rayures, enlever quelques grains de poussière visibles dans la photo en haute résolution et, si l’on a de la chance, avec seulement deux heures encore de travail, on obtiendra une image de haute qualité parfaite pour une publicité, un catalogue, le printing ou le web.

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Une seule photo de ce genre nécessite plusieurs heures de travail, en passant par le temps nécessaire pour les séances photos jusqu’au travail de post-production. J’espère donc que maintenant en regardant la photo d’un bijou sur un catalogue, vous ne direz plus :   » Quelle belle image !  » mais plutôt :  » Quel excellent de Focus Stacking ! »

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Riccardo Pizzi

Riccardo Pizzi

founder chez Web Studio 06
Webmaster depuis 1996, il a partecipé la naissance et au développement du Web grâce à son expérience professionnelle dans ce secteur. En 1997, il a fondé l'une des premières agences Web européennes et une société qui est devenue le seul représentant de l'une des premières agences Web américaines ayant débarqué sur le marché européen.
Riccardo Pizzi

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